Article 14 : Comment financer son projet

Vous détenez l’idée de l’année. Vous avez envie de créer votre entreprise, de devenir freelance, …. Mais vous n’avez pas les fonds nécessaires pour financer votre projet.

Constitution du capital de départ, achat de stock, investissement de matériel, aménagement de locaux, … constituent l’un des principaux obstacles au lancement d’une activité puis à sa croissance.

Faut-il pour autant renoncer à son envie d’entreprendre par manque de moyens ? Saviez-vous que plusieurs solutions et aides s’offrent à vous pour financer votre projet rapidement et facilement.

1) Les aides publiques 

Pour stimuler l’économie, les pouvoirs publics, et notamment les Régions, proposent divers aides et subsides pour le financement des entreprises. Les règles d’attribution varient en fonction des secteurs d’activité.
Vérifiez donc avant toute chose si vous pouvez bénéficier d’aides publiques.

Retrouver la liste des aides régionales sur la plateforme : http://www.aides-entreprises.be/Midas_web/fr/index.awp

Il existe également des organismes spécifiques tels que la SOGEPA, la Sowalfin, … N’hésitez pas à vous renseigner auprès des intercommunal tel que le BEP, IDELUX, …

2) Emprunter de l’argent 

a. Les banques

C’est la solution la plus évidente, mais pas toujours la plus facile. Votre premier réflexe en tant que porteur de projet est peut-être d’aller demander un prêt à votre banque. Mais pour vous l’accorder, celle-ci examinera d’abord les garanties que vous pouvez lui apporter, qu’elles soient financières, pouvant aller jusqu’à la saisie de vos biens, ou en termes de capacité de remboursement ou de solidité de votre business plan.
Si vous envisagez de prendre un prêt personnel, ne perdez pas de vue qu’il se base sur votre situation financière et non sur votre business plan, mais il est plus risqué et peut compromettre votre sécurité financière si votre activité devait se trouver en difficulté.
Outre le fait que vous aurez à rembourser des intérêts parfois élevés, le prêt risque fort de vous être refusé si vous avez déjà d’autres emprunts ou si la banque juge que le risque est trop important.
Comme pour un crédit immobilier, n’hésitez pas à mettre plusieurs banques en concurrence. Certaines sont spécialisées dans les indépendants et les PME, et seront peut-être plus disposées à vous aider.

Toutes les portes se ferment ? Pas de panique, il existe des solutions alternatives.

b. Le microcrédit

Le microcrédit est un crédit de faible montant, avec intérêts, accordé à des micro-entrepreneurs qui n’ont pas accès aux services financiers traditionnels.
Ce faible emprunt permet aux populations exclues du système bancaire classique de créer ou de développer une activité génératrice de revenus. Le microcrédit peut être individuel ou de groupe.

Pour en bénéficier, il faut :

  • Une demande de crédit inférieure à 25 000 €
  • Ne pas avoir plus de 10 salariés (si vous en avez)

c. les proches

Le prêt « Coup de pouce » permet aux particuliers de prêter de l’argent aux entreprises et aux indépendants en Wallonie tout en bénéficiant d’un avantage fiscal sous la forme d’un crédit d’impôt.

Objectif :

Le prêt Coup de Pouce vise à proposer, en Wallonie, un cadre réglementaire et incitatif fiscalement à la mobilisation de l’épargne privée à destination des PME et indépendants, afin de pallier à leurs carences de financement et favoriser leur démarrage ou leur développement.

  • À hauteur de 50 000 € maximum par prêteur (et 100 000 € au total)
  • À un taux très avantageux (de 1 à 2 %)
  • L’investisseur bénéficie en échange d’un avantage fiscal : 4 % de crédit d’impôt les quatre premières années, et 2,5 % ensuite.
  • Les prêts Coup de pouce sont conclus pour 4, 6 ou 8 ans.

Le prêt Coup de Pouce vise donc à mobiliser l’épargne privée au profit du financement des PME en Wallonie via un crédit d’impôt sur un/plusieurs prêt(s) octroyé(s) par un contribuable à une PME wallonne. Les contribuables visés sont les proches de l’entrepreneur, plus communément appelé les 3F – Friends, Family and fools.
Parce qu’il permet ainsi d’accéder à un crédit avantageux très facilement, le prêt Coup de pouce rencontre un franc succès.

3.Trouver des investisseurs

1. Investisseur

Vous préférez éviter d’emprunter de l’argent et d’hypothéquer ainsi vos futurs bénéfices? Vous pouvez toujours vous mettre en quête d’associés ou d’actionnaires disposés à investir dans votre entreprise, souvent en échange d’actions ou de parts.
Comme avec les banques, il faut les convaincre de la rentabilité de votre projet avec un concept efficace ou un business plan solide.

Où trouver l’oiseau rare ? Cherchez donc du côté des business angels. Il s’agit généralement d’investisseurs qui sont eux-mêmes entrepreneurs et qui, outre leur participation financière, vous prodigueront leurs conseils expérimentés dans la création et la gestion de votre entreprise.
Il existe également des sociétés de venture capital, qui rassemblent les fonds de divers investisseurs, mais celles-ci n’investissent que dans des entreprises existantes présentant déjà des gages de rentabilité. À considérer si vous souhaitez vous développer.

Vous craignez que de tels investisseurs ne s’immiscent dans la gestion de votre entreprise et d’y perdre votre autonomie ? Il vous reste une solution.

2. Le crowdfunding

Le crowdfunding est un terme anglais pour désigner un « financement participatif ». Cela signifie qu’un grand nombre de personnes sont amenées à participer à l’élaboration, en termes économiques et financiers, d’un projet.

Cette pratique se fait essentiellement par le biais d’internet et a d’ailleurs connu un essor grâce aux réseaux sociaux.
Ainsi, ce mode de financement s’inscrit dans un processus de désintermédiation et la contribution peut se faire par des particuliers ou des entreprises, quel que soit le domaine d’activité.

Les banques n’étant plus les seules maîtresses des fonds et des capitaux, le projet est à-même d’être réalisé librement.
En somme, le crowdfunding est un ensemble de techniques et de méthodes pour « lever des fonds », dans le but de réaliser un projet.

Il existe un grand nombre de plateforme. L’enjeux consiste à présenter son projet de tel sorte à se faire remarquer. La page de présentation doit comprendre des éléments sur le ou les porteurs de projet, une présentation de l’entreprise, du projet en lui-même, mais aussi sur les aspects financiers et les contreparties s’il y en a. Utiliser la vidéo est devenue la norme.

La réussite d’une collecte repose aussi sur la capacité du porteur de projet à mobiliser ses proches pour participer ou relayer sa campagne. Il faut lister en amont toutes les personnes que l’on va contacter, identifier les blogs et les relais presse que l’on pourra solliciter, les canaux utilisés et préparer les messages d’information et de relance. En fonction de l’ambition de la collecte et de son caractère international, il peut aussi être judicieux de faire appel à une agence de communication.

Il y a plus qu’à… 🙂